mardi 12 juin 2018

Le jardin d'André Eve : Les roses en parlent encore...


Dimanche dernier Florence "L'oeil et la main " nous avait organisé une visite au jardin personnel d'André Eve . Nous accompagnaient également Sylvie "Le jardin des petits bonheurs" et son mari.


Il faut vous dire que je dois être la seule blogueuse amoureuse des roses  à ne pas avoir connu ce grand rosiériste , ni même avoir visité son jardin , pourtant pas si loin de chez nous.
Comment appelle t'on ça déjà , quand on remet toujours à un autre jour  ? Ah oui "procrastination" un mot affreux pour un défaut affreux également !


Depuis que" l'association des amis d'Eve "s'est créé ,(Ne manquez pas de suivre leur épopée ) l'envie de  voir son jardin  et surtout me rendre compte de visu de  tous les efforts fournis pour lui rendre son cachet authentique  , m' a repris fortement.
C'est donc fait et je vous avoue que la porte passée, un flot d'émotions m'a envahie .


Sans aucun doute les roses de ce jardin murmurent à nos oreilles , nous racontent des histoires , leur histoire avec le jardinier , qu'on imagine volontiers , fignolant inlassablement ses bordures , agenouillé sur la pelouse , ou en grande réflexion pour la création d'un rosier.
N'est il pas encore là parmi  eux, assis sur un banc ....


Certes , comme dans tous les jardins ce printemps , les roses avaient subi les outrages du mauvais temps .Mais j'ai eu la surprise de découvrir combien les pergolas étaient plus importantes que ce que j'imaginais puisqu'elles ceinturent tout le jardin.




Découverte heureuse également d'un espace sauvage ombragé au fond du jardin , avec un lilas au feuillage panaché , qui offre une transition sur le potager.


Non le jardin d'André Eve n'est pas que rosiers .Un foisonnement d'arbustes et de vivaces , dont une collection de géraniums , une architecture de feuillages maitrisés ,donnent une impression de luxuriance étonnante.


Ah! Zut !Mais que la matinée a passé vite ! l’accueillante Aline qui sait si bien raconter nous  attend pour fermer la porte.

Rosier "Evangéline"






Comme dans une bulle, l'espace d'un moment  , le grand jardinier nous a emporté dans un rêve de roses .


Merci encore à Florence , bénévole de l'association "Les amis d'André Eve " de nous avoir servi de guide éclairé dans cette visite .Merci également à tous ces bénévoles passionnés pour le remarquable travail accompli  dans le respect de la création du jardinier. Une mention spéciale à Béné et Malo venues régulièrement de Belgique pour œuvrer avec passion dans ce paradis des roses. (Chut! Ne le dîtes à personne , mais il m'a semblé qu'André Eve avait parfois un petit accent Belge !!!)


Merci aussi au jardinier du "Gré du jardin" pour avoir pallié à mon côté émotif en prenant le relais pour les photos.


lundi 4 juin 2018

Un cocktail euphorisant : Week end chargé !


Vous  voulez la recette , gourmands que vous êtes ?
Alors suivez moi Hop ! On y va !


Pour débuter , vous avez le choix entre liqueur ou sirop de violettes, c'est selon vos goûts .


Si vous doutez ,demandez  à Françoise du "Jardin des Violettes ",elle est de bon conseil
Et rayon "Couleur Violette" , vous ne trouverez pas mieux .


Prenez votre temps en osant une , voir deux bonnes nuits , voir...le temps de décanter , dans la "chambre aux violettes "puisque Jean et sa dame y tiennent chambres et tables d'hôtes .



Puis direction Bagnoles de l'Orne pour une fête des plantes dans un cadre romantique ,
et là vous rajoutez , toujours au choix ( Jugez comme je laisse libre cours à votre imagination )
 Cidre , jus de pommes  ou Calva , Attention , je précise bien une fois arrivés. On se calme!


Les plus sobres se contenteront d'eau thermale ,n'oublions pas que cette ville fut, est encore, station thermale , conservant un style Belle époque charmeur .A voir absolument.


Cette superbe fête est organisée par Annie Blanchais , créatrice propriétaire du sublime" Jardin retiré"


Naturellement , dans le cadre enchanteur de son jardin , ne manquez pas d'esquisser un pas de danse , l'euphorie commençant à se faire sentir..


Prévoyants , quant à nous, nous avons plutôt opté pour une pause tranquille dans ce paradis aux ambiances apaisantes , savourant le chant des oiseaux ,


N'oubliez surtout pas , dernière recommandation, les verres givrés dont tout bon cocktail doit se prévaloir .
Et c'est sans aucun doute chez le Duo Jardin qu'on les trouvera car recevoir  mille personnes en deux jours , dont six cent cinquante lors de notre présence le dimanche , avouez qu'il faut l'être pas mal "givrés" .


Mais c'est pour ça qu'on les aime , pas vrai ? Pour leur démesure , leurs défis à l'apesanteur des tailles d'arbres , leur imaginaire sans limites ....


Bref , un cocktail  dont on  remercie  bien  les acteurs de fêtes de plantes et d'ouvertures de jardins particuliers , de partager la recette  avec nous, sans modération aucune ,




mardi 22 mai 2018

Claudine...tu m'embobines


Non, Claudine n'est ni ma frangine, ni ma cousine , et elle encore moins bécassine, loin s'en faut!


Elle a pris racine à l'ombre sèche des glycines depuis plusieurs années ,même si on est encore loin des noces de platine  .

A l'origine , sa voisine était ma petite "Fay Anna" , un g. wlassovianum rose praline , qui a malheureusement trépassé , la rendant orpheline..


La compagnie d'une nouvelle amie , l'heuchère "Berry smoothie" à la robe aubergine , l'a rendue quelque peu cabotine .
Il faut dire que le duo pète la calamine au printemps avec leur feuillage fluo , anisade et grenadine, propres à libérer les endorphines les plus chagrines.

g.phaum "Saturn"

G.phaum "Springtime"

Concurrencée par d'autres géraniums phaums dans les parties ombragées du jardin, en terre sèche également , elle se démarque de ses congénères , par des semis qu'elle dissémine avec générosité..
Semis pas toujours fiables , il est vrai , retour au type  , et là pas de pitié , je l'élimine.

Un semis fidèle en association avec un allium , une autre heuchère "Plum pudding" et un brunnera

Je vois déjà votre tête qui dodeline, avec une moue dubitative " Et Samobor , le réputé Samodor" dont la légendaire réputation taquine toute la famille phaum .
 Et je vous réponds alors:" Oui , mais ma Claudine a pour elle l'élégance de ne pas disparaitre l'hiver , qu'elle enlumine de ses taches violines. " Et ça , c'est imparable !


Certes , certes, elle a un petit défaut qui m'enquiquine , personne n'est parfait  !
 Je la crois un peu libertine .....


Si si Je l'ai vue , avec son jupon de ballerine, l'oeil aguicheur, la moue caline , taquinant la fougère qui avoisine le duo .

La jolie fougère Dryoptéris filix mas "Linéaris polydactyla "

 Pas bien méchant , avouons le cependant , et qui ne justifierait en rien qu'on l'assassine., n'est ce pas ?
Moi je lui dis " Géranium phaum "Claudine Dupont " , car c'est son nom , t'as tout bon !"

Un trio gagnant en ombre sèche .

En espérant que ce post , vous titillant la rétine, n'a  pas trop modifié votre taux de sérotonine ,je vous souhaite une bonne santé car tout ça n'vaut pas  , bien sûr ,d'attraper la  s...........


mercredi 9 mai 2018

Préludes d'un bel été


Il court, il court ce  printemps charmeur ...... Pourquoi et pour qui court il ainsi ?
Y aurait il une horloge biologique qui incite ainsi la nature à vouloir rattraper le temps endormi?


J'aimerais  appuyer sur la touche "Pause" improbable pour ralentir ces moments magiques.
Le printemps au jardin , c'est le temps des promesses de belles floraisons  , la lumière particulière mettant en relief les nuanciers de couleurs, les senteurs inouïes qui tournent la tête....


Le parfum des lilas embaument encore que les glycines , la bleue puis la blanche , exhalent leurs fragrances entêtantes.


Tandis que le sol se jonche des confettis roses du vieux Cercis dont une belle branche s'est cassé pendant notre absence ,voilà que déjà  le relaie le Viburnum Lanarth accompagné de la pivoine jaune se glorifiant d' une cinquantaine de fleurs cette année.Nul doute que la chute du vieux prunier a ensoleillé son printemps. Je comprends mieux pourquoi certaines pivoines font de la résistance en zone trop ombragée.


Dans le massif Brahma , à peine le temps d'un bécot d'amours printanières , les ombelles du cerfeuil pourpre se sont envolées vers le bleu du ciel .







Les spirées "Gold fountain" et les ligustrum "Lemon and lime" profitent également  du "trees sérial killer" qui a sévi dans ce coin très ombragé pour "goldenniser" leur feuillage .






Alors que les boutons de roses se gonflent et commencent à s'ouvrir autour de l'érable sycomore , dansent  déjà les épillets du Deschampsia "Tatra gold" habituellement plus tardifs.

Prémices d'un bel été ? Qui peut le dire ? Et pourtant nous les jardiniers ne sommes pas exigeants : Juste du soleil tempéré le jour et un zeste de pluie la nuit , on se contente de peu ,n'est ce pas ?



dimanche 22 avril 2018

Le printemps des Lilas ...



Que serait le printemps sans les brassées de Lilas ?
Émotions enfouies qui surgissent d'un instant olfactif , et c'est tout un passé qui revient.
Les bouquets  de lilas que ma mère cueillait dans le jardin paternel , insistant au moment du départ :
"Prend , prend cela parfumera votre appartement " .
Alors quoi de plus naturel que les premiers lilas  du jardin soient des boutures issues des jardins de nos parents respectifs .



C'est ainsi qu'est née "l'allée des lilas " après l'entrée d'accueil , au moment où l'on se glisse dans l'intimité de notre jardin .

Syringa "Sensation"

Syringa"Mme Lemoine"

Fleurs simples , fleurs doubles , hybrides plus sophistiqués , coloris blancs , mauves , violet foncé tirant sur le pourpre , pastel rose , pas à pas l'allée s'est parfumée de toutes leurs fragrances.


Syringa "Katherine Havemeyer"

C'est le temps des lilas qui embaume bien avant les parfums des roses.


Mais l'un deux a commencé le voyage printanier bien plus tôt , déclinant alors que débutent ses cousins.


Je vous l'ai déjà évoqué quelque fois : le Syringa pinnatifolia mérite un devant de  scène.
Bien différent de ses congénères , il a pour lui la grâce de son port , ne drageonne pas , petit arbre ne prenant pas de place , un feuillage aérien penné ( D'où son nom sans ambiguïté ).


Ses drôles de fleurs hâtives en forme de petites clochettes ivoires très parfumées précèdent de peu celles du Viburnum x burkwoodii Mohawk  qui prendra le relais de parfumeur local .


 Un petit coup de canif à l'allée des lilas car , de crainte qu'il ne soit noyé dans la masse des cousins , celui ci a migré vers le Sud Ouest du jardin près de la haie de Cyprès, depuis cinq ans déjà.
Histoire également de lui rappeler ses origines du Sud Ouest de la Chine .On fait comme on peut ...


Mais son atout le plus intrigant , c'est lorsqu'il laisse tomber sa parure d'or automnale , pour apparaitre  dans sa plus extravagante tenue .
Son écorce cuivrée desquame alors en lambeaux ,sans  aucune honte à rivaliser avec un Acer griséum .

Une merveille, n'est ce pas ?  Alors ...conquis ?

'Au gré du jardin" ........ les lilas font le printemps, à coup sûr !