lundi 13 avril 2020

Quand Pâques cloche ....

Dimanche de Pâques , oui ça clochait ....
Rien comme d'habitude , du beau soleil et grosse chaleur , c'est rare , pas d’œufs en chocolat, de petites surprises accrochées aux branches , pas de rires, pas d'enfants , pas de repas de famille ,
Oui , ça clochait ....
Alors on se dit qu'on a bien de la chance , un beau jardin , être deux , qu'il y a bien pire .
Mais ça piquait un peu quand même ....
Et puis on prend de la hauteur  ...pour prendre quelques photos.

Romantique ,le couple Arbre de Judée et cerisier ,

Le viburnum Lanarth  tente une approche fanfaronne en explosant ses fleurs en une journée .


Au loin , le Choisya Aztek pearl embaume le quartier , prenant le relais des viburnums.


La glycine bleue prend de l'avance sur la blanche toujours plus tardive .Deuxième année sans gelées.On en prendrait bien l'habitude.Les déjeuners sur la terrasse ont le goût des fleurs.


De l'autre côté de la maison , un autre duo , le majestueux prunus Padus et le Tamaris, qui bénéficie de l'absence de pluie au bon moment .Quelquefois il se transforme en serpillère , on aime moins!

Et puis la cohorte des Malus .On les aime ,ils nous aiment .Que demander de plus  !
Les plus anciens :

Red Jewel au développement rapide a l'avantage de beaux fruits rouges restant en place tout l'hiver .


Golden Hornet , planté en même temps est resté plus petit .Si vous aimez les fruits jaunes , c'est un bon choix ! Ses fruits tiennent assez longtemps !

Prairie fire a pour lui son petit port étalé , ses feuilles pourprées et sa floraison rose vif. Ses  toutes petites pommes , plutôt des cerises , ne tiennent pas l'hiver.
Depuis quatre autres sont arrivés au jardin mais il faudra patienter un peu !


Le jardinier d'Au gré du jardin est heureux : Son Poncirus a enfin fleuri au bout de sept ans !!!
Il se demandait si quelque chose ne clochait pas chez lui !


Pour terminer, quelques tulipes car c'était leur printemps  cette année ! Certaines disparues depuis longtemps sont revenues .Une belle surprise là aussi!
Oui , ça fait du bien !

dimanche 29 mars 2020

Polystichum polyblépharum n'aime pas la bise glaciale.


Ceux qui me suivent savent combien j'apprécie ces plantes d'ombre .Je ne m'en lasse pas ! Et au risque de me répéter , rien n'est plus émouvant que ce moment où, soulevant le lit de feuilles qui les recouvrent , je guette le réveil des crosses ensommeillées .

Aujourd’hui, je vous présente Polystichum polyblépharum .Et si je vous dis que je l'ai en double , vous aurez tout de suite compris qu'elle fait partie de mes chouchoutes.

Surnommée "Pattes d'ours" par les anglais , j'ajouterai jeune ourson aux papattes poilues.

Que vous en dire   ? Il suffit de la regarder .

J'adore ces jeunes frondes , délicatement enroulées et recourbées , pendantes .On a comme une impression d'un effort intense et pourtant si gracieux pour les redresser.

Et puis j'aime aussi ces poils tout roux , presque des écailles .

Néanmoins , quelques précisions : Persistante ? oui sans aucun doute , d'un beau vert luisant fonçant dans l'année .
.
Elle aime un sol riche , humifère , drainé , frais . Acide ou calcaire .Calcaire dans notre jardin.
Dans le jardin secret , sur un lit d'ajugas et de tiarelles

Parait il qu'elle n'aime pas l'eau stagnante l'hiver.Pas de danger içi avec la terre drainante du jardin .
C'est la plus hâtive de mes fougères , elle renait début Mars . Moi aussi !

Oui mais ....Parce qu'il y a un mais ! Si les premières années tout se passait bien , les hivers doux de ces deux dernières années , et les coups de vent glacial tardifs qui s'en sont suivi ont cuit les frondes nouvelles.
Carrément grillées ! Moches ! Déprimantes !
Et pour qu'on ne s'y trompe pas , oui elle est bien rustique  ( - 20°) , juste que ces jeunes crosses ne supportent pas la bise glaciale .La souche repart tous les ans .


Alors cette année , pour contrer cette bise qui nous arrive de l'Est , et après bien des hésitations , j'ai pris la décision de la confiner sous une couette de paille légère .En espérant qu'elle ne s'écroulera pas sous le poids et que ce froid ne durera pas trop longtemps. Parce que maintenant je ne la vois plus ma Poly et que même si je sais qu'elle est là , elle  manque à mes yeux!
Entre Euphorbes purpuréas et carex

Mais bientôt.... ...elle et moi , on se rattrapera , promis !

samedi 29 février 2020

Quand on joue aux apprentis sorciers .....avec les Héllébores .


Mes premières hellébores sont arrivées au jardin sur les conseils d'une voisine devant mon souci de garnir des massifs d'ombre sèche . Ce sont celles offertes par un neveu , envahi par ces belles.



Hellébore de chez Delabroye ( deux pieds dans un pot )
Passage à une étape supérieure lorsque François, jardinier pointu , du blog "Le jardin de Pouzioux " aujourd’hui fermé , m'avait offert des graines précieuses de sa collection .

C'était la première fois que j'en semais et vous pouvez imaginer combien j'en prenais soin .Si ce n'est qu'une folle tempête de plein été a renversé toutes mes petites pousses .Désastre ! A mon retour de vacances , une dizaine seulement ont été sauvées .
Hellebore d'un ami FB

Ce n'est que quatre ans après que j'ai eu le bonheur de les voir fleurir .Mes hellébores "François" , ma fierté ! Cinq au total !!!

4 noires au reflet pourpré de ma collection "François "

Et une blanche picotée rouge au centre
Et voilà qu'en février 2019 , une lubie , comme une envie d'aller plus loin .

Après avoir visionné plusieurs fois la vidéo du célèbre hybrideur Thierry Delabroye dont j'ai quelques unes de ses hybridations , je me lance !

Autant vous dire que malgré l'aide de Jean Luc venu à la rescousse , APN en main , pince à épiler de l'autre , ouvrir les corolles , enlever les étamines , laisser le pistil pour l'une ,

  choisir  de belles étamines couvertes de pollen  pour l'autre, badigeonner le pistil de la première  , refermer la fleur ,

 la mettre dans un sachet.. .... en génuflexion , tout cela relève d'une gymnastique contorsionniste dont je suis loin d'être à la hauteur .
Bref, quasiment toutes les photos floues  .
Ma première héllebore du jardin de mon neveu , la seule a avoir réussi l'hybridation .

Résultat , sur les cinq fleurs pollinisées de la sorte , une seule a donné des graines . N'est pas apprenti sorcier qui veut !
Et cet hiver, bingo ! Les petites graines ont levé : 10 en tout .C'est peu mais c'est pour moi ENORME !

J'étais bien tentée de recommencer cet hiver mais j'avoue que pour cette année , j'ai lâché le morceau !
Rendez vous dans quatre ans pour la rencontre avec mes hellébores " Harry Potter " !
Et si vous avez envie de revoir" les dessus des dessous" des anciennes du jardin , lien ci joint .

vendredi 31 janvier 2020

MAIZICOURT On y court!


C'est toujours une émotion particulière quand on va à la rencontre d'un de ces jardins mythiques dont on rêve en voyant les sublimes photos dans les magazines .


Bien sûr, on a des images en tête avant de l'aborder et comme pour un voyage lointain, longtemps imaginé et qui se réalise enfin , on en déguste chaque instant comme un  véritable miracle .

Les jardins de Maizicourt font  partie de ceux là !
Les célèbres  houx sauvages domestiqués

Aussi mes photos ne rivaliseront jamais avec celles de ces photographes talentueux, je me suis donc permise de les sélectionner

en fonction du thème des perspectives , qui m'a plus que marqué  ce jour là  . Sans doute un questionnement personnel !

Les jardins donc , puisque les propriétaires , Catherine et André Guévenoux , se sont attachés à créer différents jardins

 d'inspiration anglaise , italienne , espagnole ,

jardin de curé , espaces ouverts sur la nature ,


 tout en maintenant la rigueur de la géométrie du jardin à la française  .


Sacré challenge ! Une réussite on ne peut plus exceptionnelle.

Si certains de mes petits camarades du groupe que nous formions , Duo Jardin les G.O. de l'année , Rouge Cabane , Fred du Jardin du Mayet , Florence "l'Oeil et la main " , connaissaient ce parc, il n'en était rien pour moi. Une mine d'inspiration que ces jardins !

MAIZICOURT ?  Cours y vite !

mardi 7 janvier 2020

2020 Ces maudits photinias !


Oui je sais , j'en suis bien consciente : Si je commence l'année par oser défendre  ces maudits photinias  , nombre de mes lecteurs vont me laisser choir .
Que voulez vous , je dois avoir quelques zestes provocateurs  dans mes gênes à vouloir vous prendre ainsi à rebrousse poils !

Rassurez vous, je n'irai pas jusqu'à prôner les haies de "Red Robin " archi revues , quoique ...
Dans le but de créer un jardin diabolique avec l'enfer pour thème principal ,  ça le ferait sans doute ! Certes, il faut aimer le rouge ! L'hiver c'est très tendance , et comme chacun le sait , le diable s'habille  en Prada !
En fond "red robin ";  devant "jeunes pousses de "bâton rouge"

Voilà donc notre unique et isolé "Red Robin " s'installant dans notre jardin il y a une dizaine d'années, taillé en boule régulièrement , au pied d'un conifère au tronc en fourche , celle de Lucifer bien entendu .

Un coup de folie d'il y a quatre ans et le voici rejoint par trois petits diabolos.
Curly  fantasy

1 Le Photinia serrulata "Curly fantasy " pour ses feuilles cuivrées , moins rouges que le précédent ,mais ourlées de bords légèrement frisottés , nouvelle mode jardinière.

En avant plan , sur la gauche "Bâton rouge" sa collerette et sa houpette

2 Le fraséri "Bâton rouge" tenu pour concurrencer le maudit "Red Robin" dont plus personne ne veut entendre le nom ."Vade rétro ,Satanas !!!!"

Painter's palette

3 Le davidiania "Palette painter's " qui nous a semblé renouveler le genre par son côté panaché crème, rouge, vert , excitant notre curiosité et  provoquant la haine de ses pairs .

Car dans notre jardin , il s'est très mal développé , brûlant au gel , grillant l'été tout en étant à l'ombre
Bref, une déception alors que ses acolytes se sont fort bien développés au même endroit .

"Pink crispy" jeunes pousses saumon

4 Et puis , voici que nous rencontrons le charmant  serratifolia "Pink crispy" aux pousses saumonées printanières , au feuilles marbrées de rose et nuances de vert, là aussi léger frisottis en bordure .
bois cannelle

 .Coup de cœur!
Même les infernaux n'ont pas bronché et en sont restés ébahis.


Profitant de l'extinction de leurs feux pour leur concocter  en septembre,  une gentille petite coupe , dégageant les branches de "Robin le rouge"  pour l'alléger , et faire une double collerette au "Bâton rouge ", histoire de les amadouer . Ne dirait on pas des anges s'envolant vers le ciel ?

Et comme , quand on aime , on ne compte pas , un nouveau photinia est arrivé en 2017 , donné pour semi persistant celui ci , absolument caduque chez nous.

Je vous présente donc le  photinia villosa var.laevis dont je suis sûre , vous tomberez "gaga" comme moi  . N'est il pas beau ? En passe de devenir mon chouchou, mon prince des ténèbres.

Feuillage légèrement rosé au printemps , floraison blanche , son attrait indéniable s'épanouit à l'automne quand il passe au rouge éclatant  , quelques petites baies prometteuses pour ses deux ans .
Rustiques, faciles, tous sols pas excessivement calcaire, sécheresse , ombre ou soleil ,  et surtout très nectarifères....
Et si en 2020 ces"maudits photinias"  devenaient "les bénis photinias " !
 Provocation ?????

                                                MEILLEURS VŒUX 2020
                                      à tous les diablotins qui suivent ce blog